Dimanche 11 mars 2012 7 11 /03 /Mars /2012 22:31

 

Cet après-midi, j'ai retrouvé une lettre que je m'étais écrite. Oui, vous avez bien compris : une lettre en provenance de moi et à destination de moi. Étrange n'est-ce pas ? Et bien peut-être, en effet, mais certainement pas inutile ! En réalité, cette lettre m'a vraiment faite réfléchir. Vous voulez savoir le pourquoi du comment et le comment du pourquoi ? Alors en voiture ! (Enfin, en lecture plutôt.)

 

Tout d'abord, l'idée m'est venue d'un film, celui sorti l'année dernière, avec Sophie Marceau qui reçoit une lettre écrite de sa main quand elle avait sept ans, et qui se met à chambouler sa vie à cause – ou grâce – à cette lettre. Je ne l'ai absolument pas vu, mais je me souviens d'une phrase du réalisateur : « A dix-sept ans, je pensais que j'aurais adoré pouvoir lire une lettre de moi-même à sept ans. Et à quarante ans, j'ai pensé que j'aurais adoré pouvoir lire une lettre de moi-même à dix-sept ans. » Bref, j'ai trouvé l'idée intéressante, et je me suis mise travailler un peu dessus. M'écrire une lettre. C'était, en somme, une sorte de communication vers le futur. Plutôt excitant, comme projet ! Cette fameuse lettre, je l'ai écrite il y a à peine plus d'un an, et pourtant, je l'ai déjà lue deux fois ; et à chaque fois, c'est un émerveillement total et complètement inédit. Aujourd'hui, ça m'a tellement plu que je me suis dit : hey, et si je dépoussiérais mon vieux (enfin presque) blog pour proposer à n'importe qui de faire ça ? Donc voilà, on en est là. Alors...

 

C'est parti pour s'auto-écrire une lettre ! Premièrement, réfléchissez bien. Choisissez le bon moment pour y penser, ça risquerait de vous prendre du temps et de l'énergie. Mais ne soyez pas trop sérieux non plus ! Votre vie ne dépend pas de cette lettre, hein. Donc allez-y relax, détendez vous, et réfléchissez sereinement à ce que vous voulez écrire. En premier paragraphe, je vous aide : il faudra expliquer votre démarche. Le but est de communiquer avec un futur qui ne se rappelle plus de vous – s'il s'en rappelle il n'aura pas besoin de lire ! (Oui, je sais, on entre dans la partie un peu biscornue du sujet. Accrochez-vous.) Alors là, vous pouvez demander : oui mais cette démarche, au juste, quelle est-elle ? Ce à quoi je réponds : la démarche est donc, on l'aura compris, d'écrire une lettre à un soi futur. Pour s'assurer que le soi en question soit bel et bien futur, qu'il ait changé entre le moment de l'écriture et celui de la lecture, il faut que le soi ait oublié l'existence de la lettre. Pas forcément totalement oublié, juste assez pour avoir la curiosité de faire « tiens mais j'avais écrit quoi déjà ? ». Ainsi, votre vous futur qui va lire ce que vous écrivez maintenant est censé ne plus se rappeler de cette initiative, c'est pourquoi vous devez d'abord l'expliquer. Soyez le plus clair possible, même si l'idée en elle-même est alambiquée.

 

Une fois que vous aurez écrit le comment, pensez à écrire le pourquoi. Parce que oui, il faut que vous sachiez pourquoi vous avez eu envie de vous écrire une lettre. Et donc, ce que vous aviez de si important à vous dire. Parmi ces raisons, qui vous seront évidemment propres, je peux tout de même vous citer quelques exemples qui s'appliquent à peu près à tout le monde : se rappeler, bien sûr, de qui on a été au moment où l'on a écrit ça ; se rappeler des buts que l'on avait alors ; de nos idées ; de nos espoirs pour cet avenir... Ah d'ailleurs, à propos des espoirs : quand dans la lettre vous entrerez dans le vif du sujet, que vous direz ce que vous voulez vous dire, faites le avec plein d'espoir. Il faut que vous y croyiez pour que la magie opère. Donnez-vous des conseils, écrivez exactement comme vous écririez à un ami – en fait, comme vous écrivez à vous-même, vous écrivez au meilleur ami qui soit ! – et n'hésitez pas à faire de l'humour. Quand vous aurez oublié cette lettre et que vous la relirez, vous verrez, l'humour et l'espoir qu'elle distillera vous seront vraiment, sincèrement bénéfiques.

 

Quand enfin vous aurez fini d'écrire cette lettre... La procédure devient un petit peu plus facile à expliquer et à appliquer puisqu'on peut faire peu ou prou la même pour tout le monde. Pliez votre feuille en quatre (au fait, j'allai oublier : il vaut mieux écrire au stylo bille, l'encre effaçable vieillit très très très mal), écrit vers l'intérieur (d'où l'intérêt de choisir une copie double) OU ALORS glissez la lettre dans une enveloppe – ça c'est pour ceux qui se sont écrit des romans ; ne vous cachez pas je vous vois ! Sur la face extérieure de votre lettre, ou bien sur l'avant de l'enveloppe, vous écrirez, en gros et en couleur, votre prénom suivi d'une virgule. Et en dessous, en sous-titre et au stylo, ajoutez une phrase équivalente à celle-ci : « as-tu oublié cette lettre ? Si oui, lis-la ! ». Ensuite, vous n'avez plus qu'à la cacher quelque part où vous êtes certain de pouvoir la trouver lors d'un déménagement ou d'un ménage de printemps, mais certain aussi de ne pas pouvoir la trouver juste en faisant votre lit ou en vous servant de la pelle à tarte (par exemple). En définitive il faut que la lettre soit bien cachée, mais pas trop non plus. Et quand ça y est, vous avez terminé le processus entier, vous n'avez plus qu'à chassé cette idée de votre tête et vous relancer dans les mille autres choses que vous avez incontournablement à faire.

 

Et un jour, inévitablement, vous retomberez là-dessus. Ce sera par hasard – si jamais vous avez envie, juste comme ça, de relire la lettre, ne le faites surtout pas ! cela risquerait d'ôter un peu de magie au sortilège... Alors, si après cette fortuite redécouverte vous en ressentez le besoin, vous la lirez... Et je peux vous assurer que ce sera franchement chouette ! Aussi, quand vous aurez senti, au détour d'une lecture, que vous avez vraiment changé depuis, n'hésitez pas à écrire une nouvelle lettre, plus actuelle, plus percutante, un peu moins connue de vous... et rangez l'autre dans une petite boîte, entre celle du sucre et celle du café...

Par mjCRAMBERRY - Publié dans : Varié
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Dimanche 18 septembre 2011 7 18 /09 /Sep /2011 16:59

 

… et pourquoi cet après-midi, outre le fait que ma sœur vient de repartir, qu'il pleut et que je m'emmerde.

 

Le littérature, de base (d'ailleurs cette expression, c'est une vraie cigarette : je répète qu'il faut que j'arrête, mais j'arrête pas du tout), je serais tentée de dire que c'est mon domaine. Après tout j'adore ça. Mais là, il est quatre heure vingt de l'après-midi, dans une semaine c'est mon anniversaire, j'ai une dalle pas possible, et je suis prise d'un doute : qu'est-ce qui me fait tant dire que je veux devenir écrivain ? Et de quel droit me suis-je autoproclamée amoureuse des livres ? Et si je me plantais ?

 

Il y a dix minutes, sous mes yeux d'internaute, s'est déroulé un drame majeur : la dépréciation en flèche d'un écrivain adoré, et ce – pis encore ! – par un autre écrivain adoré. C'était odieux. Parce qu'à la rigueur si ç'avait été par un écrivain considéré par mes soins comme ''de merde'' ce serait mieux passé – ce qu'il écrit c'est nul, son avis est nul. Et me voici confrontée au problème inverse : ce qu'il écrit c'est génial, alors forcément, son avis l'est ? Dur de se dire que non. C'est un peu comme avoir un ami qui déteste votre mère, ou plutôt votre mère qui déteste un ami. Vous êtes pas obligés d'être d'accord, mais quand même, c'est votre mère.

 

De cette dépréciation qu'il m'est incapable de déprécier est ressorti un nombre de questionnements sujets au texte présentement sous vos yeux. Pourquoi donc ces deux-là ne s'aimaient-ils pas ? Douloureux déchirement. L'écrivain déprécié – en ce moment très apprécié de mon esprit surchargé par la reprise – écrit des choses plutôt mignonnes, jolies, sur fond (bien au fond) de sujets plus ou moins graves. Ceci combiné à son score aux ventes, on pourrait appeler ça ''littérature facile''. Et ça, ça passe mal.

 

La littérature dite « facile », on a toujours amalgamé ça à la littérature dite « de merde » (parfois même, c'est la même chose, avec un soupçon de politesse en plus pour le premier). Mais « facile » sous-entend aussi, et premièrement, « facile à lire ». Ce qui devrait être plutôt un point positif. Aurait-on besoin de grands et beaux mots pour faire de la « bonne » littérature ? Le beau est-il forcément difficile ? Douloureux ? Une pensée soudaine pour Robert Muchamore, qui a longtemps cru qu'il écrirait de ces livres intelligents et complexes, avant de s'épanouir pleinement dans la littérature pour ado. Et alors ?

 

Mais je n'étais toujours pas convaincue. Et là, dans ce conflit que je croyais enlisé, est apparue un troisième écrivain, qu'on pourrait comparer à votre grande sœur si on reprend la métaphore (foireuse mais imagée) du désamour entre votre mère et votre ami. « Avec le roman policier, je n'ai pas découvert de la musique [des mots] mais un pur principe de plaisir. […] Je savais que ces romans n'étaient pas bien vus au lycée, ni ailleurs, pas plus que les bandes dessinées. Trop ''faciles à lire'', disait-on, trop passionnants, finalement, pour être pris au sérieux. Le ''plaisir'' devait-il être exclu de la littérature ? »

 

Bon. Sur ces bonnes paroles, l'honneur est sauf. Car dans le tas de questionnements figuraient aussi ceux du début d'article : est-ce que, moi, j'étais à la hauteur ? Et si je me retrouvais à écrire de la littérature de merde ? En plus, le Gainsbourg du film maté la semaine dernière en avait profité pour discréditer les éloges qui pouvaient me revenir en tête. « Si tes parents te disent que c'est bien, c'est que c'est de la merde. » Méchanceté (imaginaire) contrecarrée : ma mère s'est toujours abstenue de commentaires trop mélioratifs... apparemment elle avait vu le Sfar dix ans en avance.

Par mjCRAMBERRY - Publié dans : Littéraire
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Mardi 13 septembre 2011 2 13 /09 /Sep /2011 21:39

 

Tout en sâchant que je ne suis pas politologue – au cas où on l'ai pas remarqué. Je suis une ado de base, avec juste l'option écriture en plus (et encore) donc soyez cléments avec ma vision des choses. (Quoi que... En fait nan, soyez pas cléments, garder votre clémence et lisez, j'en ai rien à foutre que vous aimiez ou pas ! – j'suis une ado de base j'vous dit.)

 

Donc. De ma vision d'ado sur la politique dans le monde, en France, en 2011, avant, ne ressort qu'une impression d'ensemble. Une impression désagréable, persistante, agaçante : en les entendant, les uns et les autres – autant politiques que militants –, je crois presque entendre des enfants en maternelle. Décryptage ci-dessous :

 

Le fameux « tu m'as piqué mon jouet ! » peut se traduire, si on écoute bien, en « tu m'as piqué mes deux points de plus dans les sondages ! ». Bien sûr ce n'est pas dit comme ça, en fait, ce n'est même plus dit. Grandir, apparemment, c'est arrêter d'en dire trop – trop ou assez ? on ne sait même plus. Bref. On a aussi le typique « c'est pas moi c'est lui » : celui-là on l'a tous plus ou moins remarqué. La crise de la dette, c'est la faute du gouvernement ; non des banques ; non du gouvernement ; non de l'euro ; non de la Grèce – et on finit là-dessus parce que la Grèce, en fait, c'est un peu le bouc-émissaire de l'union européenne, en ce moment.

 

Mais par-dessus tout, PAR DESSUS-TOUT (je crois que ça mérite des majuscules), il y a cette manie surpuissante, commune à n'importe quel parti politique de n'importe quel bord dans n'importe quel pays, de se taper les uns sur les autres. Face à une Nathalie Kosciusko Morizet qui « casse du sucre sur le dos de Marine le Pen » (je cite) pendant le meeting de ce dimanche, un militant dit, en gros qu'il aurait préféré qu'on casse du sucre sur la gauche, « l'ennemi commun ». Alors comme ça, la politique, en campagne tout du moins, se résumerait à « casser du sucre » sur le dos de tout le monde ? Et pourquoi pas une bataille de tarte à la crème temps qu'on y est ? Ah, merde, c'est vrai que d'ailleurs, on y est.

 

Souvent, j'ai envie de les secouer, tous, à travers l'écran. Réveillez-vous, on est plus au collège, on est plus à élire les délégués de classe !

 

Mais allons-y, continuons. Ça alimente, ça canalise même, ma boulimie d'indignation adolescente.

Par mjCRAMBERRY - Publié dans : Politique (oupas!)
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Samedi 10 septembre 2011 6 10 /09 /Sep /2011 21:11

 

Bien sûr, je parle pour les gens comme moi, les gens normaux. Les gens passionnés, peut-être passionnants, mais sans aucune ''connaissance'' dans le ''métier''. Car on peut résumer, je pense, la place actuelle des personnes mineures dans le cinéma – ou la télévision de fait – à un seul mot : népotisme.

 

Vous pouvez dire que je ne suis pas dans la réalité, que je suis une petite adolescente frustrée et jalouse. Vous n'avez pas tort. Mais ça ne veut pas dire que je n'ai pas raison. Ce que je vous prouve ci-dessous, éclatez-vous mes amis :

 

Pourquoi la percée des mineurs au cinéma est-elle autant basée sur le népotisme – en français, oui je traduis, on dit plus le piston – pourquoi donc est-ce autant basé sur le piston ?

 

Que je vous explique ma théorie. Les performances de mineurs ne sont pas si importantes que ça. À la télé, ou dans le théâtre, on en a généralement besoin vite, pour peu de temps – deux mois tout au plus, idem pour le cinéma. Donc on a recours à ce qui est rapide, mais alors, le plus rapide. Et non, le plus rapide ce n'est pas passer des annonces sur internet. Le plus rapide, c'est demander aux enfants de l'équipe de réalisation, de tournage, ou les enfants des amis de l'équipe de tournage. Mais c'est que ça en fait du monde tout ça ! Des centaines de personnes prêtes à demander à quelqu'un qui demandera à son fils, à sa fille, s'il ou elle est intéressé(e) et si il ou elle correspond aux critères – allez, ils sont pas si précis, et en général ils s'élargissent brusquement (petit exemple : la Micheline d'un des films de la guerre des boutons qui est passée du brune/peau blanche/yeux bleus de l'annonce au à brune/métis/yeux marrons de l'arrivée) – bref, dans tout ce monde il y en a forcément un qui ira bien. Et puis même si il va « pas bien », on s'en fout, c'est pas vraiment la qualité qui compte. Pour un épisode de série télé, on va pas casser trois pattes à un canard.

 

Donc les castings sur internet, ou dans le journal, bref les castings ouverts et accessibles à tous, ne sont utilisés qu'en tout dernier recours. Mais là encore, on aurait tort d'avoir trop d'espoir. Quatre-vingt pour-cents des castings s'adressent à ceux qui habitent Paris ou région parisienne. Ce qui élimine pas mal de gens. Moi par exemple – entre milliers d'autres.

 

Bon, je suis quand même pas dans les plus malheureux. J'ai eu la chance, l'année dernière, de participer à une pièce de théâtre professionnelle. Comment j'y suis arrivée ? Ma prof de français, c'était une pote à la metteuse en scène. Népotisme un jour...

Par mjCRAMBERRY - Publié dans : Politique (oupas!)
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Jeudi 1 septembre 2011 4 01 /09 /Sep /2011 10:37

 

… où l'on découvre une certaine carence dans la langue française : aucun adjectif, je dis bien aucun, ne pourra jamais ô grand jamais décrire le camping.

 

Oui, j'ai donc passé mes vacances en camping, du moins une partie de mes vacances, mais ce n'est pas vraiment la question. Le fait est que j'ai expérimenté ainsi cette grande expérience de la vie qu'est le camping. Pour ceux qui ne l'ont encore jamais fait, voici en spéciale dédicace un descriptif complet de ce que vous avez manqué – ou pas :

 

Tout d'abord, les tentes. On est d'accord, on met quatre cent ans à les monter, les piquets se barrent dans tous les sens, bref le bordel, et y a toujours un gugusse trop habitué à ce moyen de vie pour te monter sa super tente sept étoiles en une minute chrono dans le terrain juste à côté du tien – et accessoirement t'expliquer comment monter la tienne, sans oublier de te prendre pour un ou une débile notoire. Et une fois la tente montée, tu croyais le supplice fini ? Et bien NON, petit crédule. Il y a encore le fameux matelas à gonfler, chose qui te bouffe et ton temps et ton bras – ou ton pied si tu as choisi cette option. Le pire de tout, c'est que ce matelas n'est même pas confortable. Enfin bref, passons sur les tentes. Parce que maintenant plusieurs camping ont trouvé la solution : les bungalows ! Autrement dit, une maison qui a la même taille que ton salon, mais dans laquelle on peut loger six à huit personnes. C'est plutôt mieux qu'une tente – enfin ça c'est pas dur – mais il y a quand même le super inventaire à faire. Ou comment ne pas gagner la journée que tu aurais pu économiser en ne prenant pas une tente.

 

Après l'installation, il y a les animations. Alors ça... ! On touche du doigt l'essence même du camping. On a généralement droit à ''la chanson du club'' qui va vous être jouée/chantée/dansée en boucle tout le séjour. Partout, à toutes heures, des sortes de flash mob improvisés version quarante ans et plus : la super danse est généralement composée de mouvements de bras simplexes et de tours sur soi-même, sans compter que bien évidemment la chanson choisie est un ''hit'' qu'on aura déjà suravalé à cause de la radio et la télé. Par exemple, j'ai moi-même eu droit à Laisse tomber tes problèmes comme chanson-emblème, et encore je suis sûre qu'on peut faire pire.

 

Mais le cœur des animations, c'est évidemment la soirée. Spectacles de danse sur une estrade de dix mètres carrés, nouvelles chorégraphies pour les nuls tous en groupe sur la musique kitschissime, et bien évidemment... le karaoké ! C'est quand même une invention de dingues ça, le karaoké. Ou comment assister aux « inoubliables » de la Nouvelle Star en direct live ! Bon, je suis méchante, mais on aura toujours le trio de la soirée : en première position, la petite fille qui a choisi sa chanson préférée, mais qui au dernier moment en oublie l'intégralité des paroles et reste statique devant son micro ; en second, ceux qui sont vraiment à fond sur leur chanson mais ne se rendent pas compte qu'ils prennent toutes les notes un demi-ton trop haut, demi-ton que leurs cordes vocales n'arrivent pas à tenir ; et enfin – et ça doit être le même type qui vous a monté votre tente –, on a bien sûr le super habitué qui remplit sa tâche avec un bonheur et une fierté non dissimulés, se prenant pour la rock star du camping, le Johnny Hallyday des villages vacances (avez-vous remarqué que ce genre de personne ne chante presque QUE du Johnny Hallyday ?), et ne va pas manquer de revenir cinq fois dans la soirée, encouragé par ses fans et l'animateur.

 

Ah, l'animateur, venons-y ! En réalité, je les plains. Car là est la dure réalité : ils ne sont pas seulement animateurs, ce serait trop simple... Ils sont aussi récureurs de toilettes, nettoyeurs de piscine, chanteurs, danseurs, spécialistes de l'animation enfant, sportive et comique – les trois à la fois c'est toujours mieux. Les véritables victimes du camping, ce sont eux ! Alors compatissez, donner leur des pourboires...

Par mjCRAMBERRY - Publié dans : Varié
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Et en bonus...

Ah ah, t'y avais pas pensé à celle-là hein ?

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  • mjCRAMBERRY
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  • Il était une pomme dans un monde de poires qui se prenait pour un chardon dans un monde de coquelicots. Le plus drôle, c'est que toute cette mascarade ne changeait rien à sa condition.
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